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CLIMAT ET BÉVUE ÉCOLOGIQUE - Willem VINCK

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  1. Eva Vinck
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    Les dernières années, l’UE s’est fait l’apôtre de la problématique climatique planétaire. Il s’avère être plus facile de se profiler dans ce sens au lieu de s’efforcer à instaurer une politique ENERGETIQUE commune, dont l’élément climatique ne constitue qu’un parmi de multiples autres paramètres économiques, de garantie d’approvisionnement, pronostics de capacité, etc.

    Il faut l’admettre: du point de vue institutionnel, la COMMISSION avait peu de possibilités en matière de politique ENERGETIQUE, et de surcroît les pays-membres tenaient à leurs propres prérogatives à ce sujet. Mais le résultat global est d’une aberrance totale: on a pris le taureau par la queue et non pas par les cornes.

    L’approche “CLIMAT” a e.a. donné une impulsion à des objectifs quantitatifs en matière d’énergie renouvelable qui montrent que les désirs sont pris pour des réalités, parce qu’ils ne tiennent pas compte des possibilités ainsi que des limitations démographiques et géographiques des pays-membres respectifs.

    Ainsi, le pays-membre BELGIQUE a accepté sans broncher un objectif de 13% d’énergie renouvelable consommée pour 2020 et cherche maintenant de quelle façon on peut y répondre avec les diverses sources d’énergie; ceci – tout comme l’UE – sans se soucier des dommages collatéraux à l’environnement et au milieu de vie que leur utilisation peut engendrer.

    Tenant compte de la valeur-cible de 13% d’énergie renouvelable pour la BELGIQUE entière, des clés de répartition au niveau Fédéral et Régional et des différentes formes d’énergie renouvelable, les propos faits le 6/12/2009 par le Ministre P. MAGNETTE (Ministre Fédéral pour le CLIMAT et l’ENERGIE) au début de SOMMET CLIMAT de COPENHAGUE sont significatifs de la situation dans notre pays. Il disait que la recherche de ces clés de répartition différentes s’avère être une opération difficile dans le sens qu’il faut aboutir à un consensus tant aux niveaux Fédéral et Régional qu’entre ces deux niveaux, mais que les « commissions » concernées travaillent laborieusement. Cela confirme aussi clairement l’absence d’une clé de répartition entre l’ENERGIE EOLIENNE « on- » et « off-shore ».

    Entretemps, les promoteurs d’énergie renouvelable – avec les promoteurs EOLIENS en tête du peloton – ont tout intérêt que cette situation confuse persiste: aussi de ce côté-là, ils ont la main libre vers une PROLIFERATION “à terre”!

    Certaines instances politiques essaient à juste titre d’endiguer le déferlement de projets éoliens, étant donné qu’elles constatent que le patrimoine de paysages et de vues de villes/villages dont ils assurent la surveillance fonce vers la dégradation et que l’opposition de la population concernée ne cesse de croître. C’est e.a. le cas des instances Provinciales en Flandre occidentale, qui essaient d’introduire un concept de « zones d’implantation possible ». Mais malheureusement, les prémisses de base en sont discutables à cause de l’absence, admise d’ailleurs au niveau fédéral, de « clés de répartition » à tous les niveaux pour la valeur-cible de 13%, avec les situations incohérentes qui s’ensuivent.

    Or, plus fondamentalement que les prémisses erronées, il importe de procéder à un examen de conscience au sujet du contexte global planétaire orienté sur le CLIMAT qui mène à ces incohérences nationales et régionales.

    A tous les niveaux, on se trouve dans un contexte de société dans lequel l’objectivité scientifique et le REALISME ne semblent plus être de mise.

    Il suffit de retourner sur terre et d’arrêter ces idées nébuleuses vers lesquelles la société a été menée – y compris par le harcèlement médiatisé – avec une PANDEMIE CLIMATIQUE comme résultat. Les MEDIAS ont trouvé une source de revenus inépuisable dans cette soi-disante catastrophe CLIMATIQUE!

    Les responsables (comme p.ex. le groupe d’experts climatiques de l’O.N.U. G.I.E.C. (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) des prédictions théoriques – non validables sur le plan expérimental – de l’échauffement du climat, lequel serait causé principalement par des gaz à effet de serre produits par des activités humaines (avec le CO-2 en tant que composant principal), admettent eux-mêmes des incertitudes importantes. Mais entretemps, le concept a atteint des proportions religieuses.

    Des organisations non-gouvernementales (O.N.G.) dont certains se sont développés en sectes subversives (comme entre autres GREENPEACE) et qui constituent le volet militant des partis politiques écolos ou des partis ayant une sympathie avouée pour le mouvement écologiste, fondent leur raison d’existence sur la devise “Sauvons la planète” et sur le tabou nucléaire. Le détriment collatéral de leur concept fondamentaliste pour la qualité de l’environnement ne les intéresse pas.
    Leur soi-disant conscience écologiste planétaire au profit des générations futures détruit la conscience environnementale pour les possibilités et la durabilité de leur propre environnement : ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Les « incertitudes » deviennent ainsi des « certitudes » fanatiquement imposées.

    Les politiciens – y inclus ceux limogés électoralement comme AL GORE – se rangent sous les étendards d’un crédo parce que leur “prêtrise” CLIMATIQUE permet et favorise une caractérisation facile, alors que la population – toujours en quête de “points de repère” dans une société de consommation désordonnée et en crise – s’avère réceptive au lavage de cerveau CLIMATIQUE médiatisé. A peu près tous les partis politiques se sont laissés aveuglément atteler vers le sommet-cirque CLIMATIQUE de COPENHAGUE (décembre 2009).

    N’est-il p.ex. pas frappant qu’une société “occidentale” de plus en plus déchristianisée et déboussolée semble être plus sensible à la campagne CLIMATIQUE que p.ex. les pays islamiques (ou la population islamique dans les pays occidentaux) qui vivent dans un régime religieux plus stricte?

    Journalièrement, le public est tourmenté par RADIO, TELEVISION et PRESSE au sujet de son “empreinte écologique” sur tout et n’importe quoi (voyages, conduire la voiture, manger, chèque écologique, faire l’amour, garder des grands animaux domestiques, flatulences de bétail, etc) et de sa responsabilité personnelle pour notre planète. Malheur à ceux qui ne suivent pas : ce sont des excentriques “immoraux” voire des inciviques.

    Ces mêmes personnes qui sont supposées être concernées “planétairement” ne sont même pas capables de maintenir leur environnement de tous les jours dans un état de “propreté écologique”: déversements clandestins d’immondices, déchets de plastique/verre/étain, d’individus et aussi lors d’assemblées de groupe (p.ex. des festivals). Les fous du volant, les automobilistes sous effet d’ivresse, l’abus d’alcool et de drogue chez les jeunes poursuivent les ravages.
    La violence dans les établissements scolaires, les relations éducatives parents-enfants de plus en plus déficientes, le comportement immoral et violent stimulé par l’INTERNET et le GSM triomphent.
    N’y a-t-il peut-être pas suffisamment de problèmes de société réels et prioritaires au lieu de ceux « hypothétiques » ?

    L’objectivité scientifique est simplement évitée ou endossée aux lobbies des combustibles fossiles.

    N’empêche que les phénomènes globaux de réchauffement/refroidissement préhistoriques ainsi que durant les 2000 années précédentes – dont certains ont montré un niveau de CO-2 plus élevé dans l’atmosphère – ont été scientifiquement reconnus. Ces fluctuations « naturelles » n’étaient certainement pas influencées par des activités humaines.

    Des théories scientifiques au sujet de ces variations cycliques existent, comme p.ex. la théorie sur la formation de nuages sous l’influence de variations de radiations cosmiques, à leur tour influencées par les cycles d’activité solaire (le groupe d’étude de Henrik SVENSMARK).
    Mais de telles études sont soigneusement balayées ou vivement critiquées, avec le point de vue O.N.U.-G.I.E.C. comme seule vérité biblique.

    Cela signifie-t-il qu’il ne faut rien entreprendre dans le cadre de l’échauffement climatique et l’émission de gaz à effet de serre? NON ! Il est évident qu’une population planétaire toujours croissante, avec les activités qui y correspondent, augmentent la pression sur la NATURE.

    Même en tenant compte des doutes scientifiquement justifiés au sujet de l’effet de l’émission de CO-2 sur un réchauffement global, lequel peut aussi être d’origine “naturelle”, il est indiqué de prendre des mesures préventives.

    Mais de telles mesures demandent une bonne compréhension de la “réalité” existante, propre à chaque pays et région, y inclus le souci d’un environnement durable et de qualité. Aujourd’hui, cette compréhension manque à tous les niveaux.

    De plus, étant donné que –scientifiquement parlant – il est parfaitement possible que la paramètre “naturel” est déterminant dans un réchauffement climatique cyclique, on ferait bien de prendre (aussi) d’autres mesures que celles stimulées actuellement. Ce type de mesures favoriserait encore davantage le marché de l’emploi que les mesures dont on rêve aujourd’hui dans cette “économie verte” qui est à l’ordre du jour.

    En résumé: en supposant que l’impact humain dans le mécanisme d’échauffement par les gaz à effet de serre / le CO-2 soit vraiment déterminant – ce dont on peut douter – cela ne signifie pas encore que des mesures absurdes, comme p.ex. celles au niveau des flatulences de bétail, ou des mesures causant des dégâts collatéraux au milieu de vie, comme les implantations aléatoires d’éoliennes « sur terre », soient judicieuses.

    Sous plusieurs points de vue, l’hystérie climatique mène vers des développements environnementalement dommageables qui sont contraires aux visions “vertes” et sociétalement inacceptables.

    Posté il y a 7 mois #
  2. Cri-cri
    Membre
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    Bonjour Eva !

    J'apprécie l'analyse à la fois intéressante et pertinente.
    C'est vrai que les gens peuvent être déboussolés ; on leur met du "vert" partout, on leur fait avaler de l'écologie à toutes les sauces.

    Prise de conscience collective ou effet de mode ?

    Ce n'est pas toujours évident de discerner les enjeux de cette foire à l'écologie. Entre les discours politique et commerciaux, comment se faire une idée juste de la situation ?
    C'est vrai que beaucoup de gens se prennent à cet engouement et oublient que souvent, les plus grands défenseurs de la planète sont soutenus par les plus grands pollueurs !

    Merci pour l'article.
    Christophe

    Posté il y a 7 mois #

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